Wolfgang Amadeus Mozart
Du 8 au 18 octobre 2009

Mozart joué sur des marimbas !

C’est la version pour le moins étonnante de La Flûte enchantée (Impempe Yomlingo en langue originale) que propose l’Isango Portobello Company. Tout en restant fidèle au livret initial et à la partition de Mozart, cette production, située dans un township, utilise diverses langues parlées en Afrique du Sud (y compris l’anglais). Quant à l’orchestration, elle mélange allégrement marimbas, percussions et choeurs africains.

Durée du spectacle: 2h20
Tarifs 80€ - 60€ - 40€ - 25€ - 10€ - 5€
FranceO France2 Nouvel obs Le Monde

Direction musicale
Mandisi Dyantyis
Chorégraphie
Lungelo Ngamlana
Costumes
Leigh Bishop
Lumières
Mannie Manim
Conseiller technique
Dan Watkins
Conseiller musical
Charles Hazlewood

Opéra en deux actes
Adapté et mis en scène par
Mark Dornford-May

Livret et musique de Mandisi Dyantyis, Mbali Kgosidintsi, Pauline Malefane, Nolufefe Mtshabe

Troupe de 33 musiciens, danseurs, chanteurs solistes et choristes des townships d’Afrique du Sud
Orchestre
8 marimbas et percussions africaines

Avec
Mandisi Dyantyis
Zamile Gantana
Phumzile Theo Magongoma
Pauline Malefane
Simphiwe Mayeki
Nobulumko Mngxekeza
Mhlekazi Andy Mosiea

Une production d’Eric Abraham
et Isango Portobello Company of Cape Town
Présenté en association
avec le Young Vic Theatre de Londres

Tout commence à Cape Town en 2006 lorsque le producteur Eric Abraham dîne avec Mark Dornford-May. Ce dernier, metteur en scène d’origine britannique, est établi en Afrique du Sud.
Eric Abraham a connu, lui, un chemin inverse : né à Cape Town, militant actif pour les droits de l’homme, a été arrêté et assigné en résidence en 1976 par le gouvernement d’apartheid sud-africain avant de devoir s’exiler.
De la rencontre des deux hommes naît l’idée de monter une compagnie composée d’acteurs et chanteurs noirs sud-africains, qui ferait à la fois des tournées en Afrique du Sud et dans les townships, et se produirait à l’étranger.

Pour Mark Dornford-May, des liens invisibles pourraient bien exister entre l'oeuvre de Mozart et la culture sud-africaine : « Dans la tradition Tsonga, la foudre est causée par des oiseaux nommés ndlati. Lorsqu’un orage se prépare, ils s’en vont crever les nuages qui entraînent mort et incendie. La seule manière d’empêcher ces destructions est de trouver quelqu’un d’assez courageux pour grimper dans les montagnes. En jouant d’une flûte enchantée, il parviendra à détourner les oiseaux. Ayant entendu cette histoire par hasard, je n’ai pu m’empêcher de me demander si Mozart n’en aurait pas eu vent lui aussi. La flûte Tsongan a été taillée dans l’os d’un oiseau ndlati durant un orage; la flûte de Mozart est, elle aussi, fabriquée alors que “les éclairs se succèdent”. La seule façon de conjurer les destructions est, dans les deux contes, l’usage d’une flûte.
Qui sait : peut-être que l’un des plus grands opéras européens doit ses racines et son inspiration à un conte populaire sud-africain ? ».

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