Spectacle de tambours japonais
En langue japonaise, Kodo signifie «battement de cœur», mais aussi «enfants du tambour», et cet art est avant tout un exercice spirituel. Les membres du groupe cherchent sans relâche à enrichir la qualité de leur travail et à explorer de nouveaux répertoires. C’est de cette volonté qu’est née leur rencontre, il y a une douzaine d’années, avec Tamasaburo Bando, l’un des plus grands acteurs actuels de Kabuki, Chevalier des Arts et des Lettres.Pour Dadan, Tamasaburo a travaillé spécialement avec huit membres de Kodo afin de valoriser le formidable dynamisme et la puissance propre à leur jeunesse, leur pouvoir de concentration et leur force physique.
Dadan est donné pour la première fois en dehors du Japon.
Durée du spectacle: environ 1h40 (sans entracte)
Photos: (c) Takashi Okamoto
Distribution
Direction artistique
Tamasaburo Bando
Mise en scène
Tatsuya Dobashi
Lumières
Kenichi Mashiko
Son
Takuro Susaki
Images (caméra)
Hibino Corporation
Médias
1. Bande annonce
Vidéos
Compléments
Désireux de rompre avec certaines tendances de la culture japonaise contemporaine, les fondateurs de Kodo ont choisi il y a quarante ans de s’installer sur la lointaine île de Sado, en mer du Japon, afin d’y redécouvrir leurs racines.
Les artistes de Kodo poursuivent la mission de diffusion qu’ils se sont fixée en montrant partout dans le monde leur culture musicale exceptionnelle et l’originalité de leur formation.
Les spectateurs du Châtelet se souviennent de la folle énergie que dégageait leur spectacle Ekkyo : au-delà des frontières, présenté en 2009. L’étroite relation qui s’est instaurée entre Tamasaburo Bando et Kodo a permis d’accroître encore le potentiel artistique de ce groupe d’exception. Ils vous proposent de découvrir, avec Dadan, une nouvelle facette de leur art.
KODO
Constitué il y a plus d’un quart de siècle, le groupe KODO a choisi de prendre ancrage dans la tradition japonaise et, fort de cet enracinement, de s’ouvrir sur le monde et d’enrichir son Art d’apports nouveaux. C’est ainsi qu’aujourd’hui, les performances du groupe KODO vont au-delà du concert de percussions en créant une alchimie entre musiques, rythmes et chorégraphies. A la fois artistes et athlètes, les membres du groupe ont pour instrument de prédilection le «Taiko» (tambour), dont le plus grand, le «Ô-daiko», qui pèse près de 400 kilos, rappelle le battement du cœur tel que perçu par l’enfant dans le ventre de sa mère. En langue japonaise, Kodo signifie «battement de cœur» et «enfant du tambour». Les 24 membres du groupe (17 hommes et 7 femmes) donnent sur scène plein sens à ce terme, en s’attachant à jouer «sans contrainte, avec la pureté de l’enfant».
Cependant, si elle est l’ambassadrice autour du globe du travail du groupe, la performance scénique est loin d’être son unique expression. En effet, en élisant domicile, dès sa fondation, sur l’île de Sado, KODO a voulu placer sa démarche sous le signe de la préservation et du renouvellement de la culture japonaise traditionnelle. Formation longue et intensive des membres du groupe (intégrant notamment une immersion dans la vie rurale), festival annuel de musique sur l’île de Sado (l’Earth Celebration festival), fondation (la KODO Cultural Foundation), ou encore soutien aux entreprises affiliées fabriquant des tambours de manière artisanale («Otodaiku»)... sont autant d’engagements qui font de KODO un gardien-passeur de la tradition japonaise.














