The Sound of Music

La Mélodie du bonheur

Rodgers & Hammerstein

La Mélodie du bonheur

Devant l’accueil enthousiaste qui lui a été réservé, nous vous proposons de revoir (ou de découvrir) un spectacle plébiscité par le public comme par la critique.

Conférence mardi 6 décembre à 18h30 présentée par Patrick Niedo (entrée libre)

Spectacle présenté en version originale surtitrée.

Des audiodescriptions sont mises en place pour les 10 et 15 décembre à 20h, le 11 décembre à 16h et le 17 décembre à 15h (avec Acces Culture).

Distribution

Musique
Richard Rogers
Paroles
Oscar Hammerstein II
Direction musicale
Kevin Farrell
Mise en scène
Emilio Sagi
Décors
Daniel Bianco
Chorégraphie
Sarah Miles
Costumes
Jesus Ruiz
Lumières
Caetano Vilela

Orchestre
Orchestre Pasdeloup
Choeur
Choeur du Châtelet

Maria Rainer
Katherine Manley
Captaine Georg von Trapp
William Dazeley
Mother Abbess
Lisa Milne
Baronne Elsa Schraeder
Christine Arand
Max Detweiler
Nicholas Garrett
Liesl
Rebecca Bottone
Rolf Gruber
James McOran-Campbell
Herr Zeller
Olivier Podesta

Soeur Berthe
Claire Geoffroy-Dechaume
Soeur Margaretta
Isabelle Poinloup
Soeur Sophia
Béatrice Dupuy
Frau Schmidt
Lee Delong
Franz
Martin Vaughan-Lewis
Amiral von Schreiber
Leslie Clack

Médias

1. Bande annonce

2. Interview d'Emilio Sagi (metteur en scène)

3. Interview de Kevin Farrell (chef d'orchestre)

4. Interview de Katherine Manley (Maria)

5. Interview de William Dazeley (Capitaine von Trapp)

Vidéos
  1. Bande annonce
  2. Interview d'Emilio Sagi (metteur en scène)
  3. Interview de Kevin Farrell (chef d'orchestre)
  4. Interview de Katherine Manley (Maria)
  5. Interview de William Dazeley (Capitaine von Trapp)

Argument

Salzbourg (Autriche) juste avant la Seconde Guerre mondiale, au moment de l’Anschluss.

Maria Rainer est entrée au couvent, mais ne semble pas faite pour la vie monastique. Sur les conseils de la Mère supérieure, elle devient gouvernante des sept enfants du capitaine Georg von Trapp, un veuf tyrannique qui habite une somptueuse villa dans les environs de Salzbourg. Contrairement aux idées que se fait le capitaine sur l’éducation, Maria donne libre cours à l’imagination, à la liberté des enfants et à la musique.

De retour de voyage avec sa fiancée, la baronne Elsa Schraeder et Max Detweiler, un ami, le capitaine découvre que ses enfants ont formé une chorale. Les jours qui suivent voient évoluer les sentiments du capitaine pour Maria. Cette dernière l’aime en secret. Ils s’avouent leur amour et décident de se marier. Durant leur lune de miel, Max enseigne aux enfants les rudiments de la scène pour les faire participer à son festival à Karlzberg. C’est alors que le capitaine von Trapp est réquisitionné par la marine allemande.

Refusant toute collaboration avec les nazis, il a pour seul but de fuir le pays avec sa famille. C’est lors du festival que les von Trapp finiront par s’échapper, d’abord cachés par les sœurs de l’ancien couvent de Maria, puis en gagnant la Suisse par les montagnes.

Compléments

Ultime collaboration de Rodgers et Hammerstein, La Mélodie du bonheur obtient un triomphe à Broadway lors de sa création en novembre 1959, en plein «âge d’or» de la comédie musicale. Et après 1443 représentations, le film de Robert Wise (co-réalisateur avec Jerome Robbins de West Side Story) rend mondialement célèbre l’histoire autobiographique de Maria Augusta von Trapp, grâce à l’interprétation de Julie Andrews, en 1965.
C’est avec Oklahoma ! que Rodgers et Hammerstein avaient commencé leur duo légendaire en 1943. Auparavant, Richard Rodgers composait ses comédies musicales en collaboration avec Lorenz Hart (Babes in Arms, Pal Joey...). Quant à Oscar Hammerstein, associé à Jerome Kern, il avait notamment écrit Showboat, qui allait être l’œuvre fondatrice de la comédie musicale de «style Broadway».
Avec neuf collaborations pour la scène (dont Carousel, South Pacific et The King and I), Rodgers et Hammerstein vont devenir l’un des tandems les plus prolixes et les plus reconnus de Broadway. Leur collaboration ne prend fin qu’à la mort du librettiste en 1960, juste après le triomphe de The Sound of Music.



Interview d'Emilio Sagi, metteur en scène

Quelles sont les idées phares de votre mise en scène de The Sound of Music?
Le point de départ est que je souhaite donner à l’œuvre une cohérence comparable à celle d’un opéra et notamment du point de vue de l’architecture. Je veux mettre au premier plan l’idée de paysage, la force de la montagne autrichienne. D’où le décor : une maison au cœur des montagnes dont le sol est la montagne elle-même. Les références à la nature sont omniprésentes.

Et le facteur politique de l’œuvre ?
Je lui donne la même importance qu’au facteur “naturel” que je viens d’évoquer. On sent véritablement la présence nazie dans la pièce comme par exemple lorsque la famille von Trapp fuit sous un drapeau nazi surdimensionné qui s’étend sur toute la scène. Mais, pour moi, la vraie dialectique est à chercher au cœur de la nature et de la bonté, thèmes sous-jacents à l’histoire politique de l’œuvre. On ne peut certes adopter la position du “laisser passer, laisser faire”, et ignorer les faits politiques, ce serait fausser ce qui est raconté. Mais la richesse de l’œuvre va au-delà, elle réside dans la combinaison d’éléments éthiques et moraux très distincts qui pourtant cohabitent.

Un vent de Broadway soufflera-t-il sur votre production?
Ceux qui attendent un grand spectacle à la Broadway devraient être satisfaits. La production respectera totalement l’histoire et les dialogues tout en offrant des clins d’œil à la zarzuela et à l’opérette française des années 50. Je veux que le chœur et les solistes dansent. Il me semble qu’il faut chercher les associations du côté de l’opéra autant que de Broadway. Le résultat sera un spectacle très particulier, qui fait écho à la sensibilité de notre époque et à la mienne, celle du théâtre musical chanté. Un aspect capital et tout à fait révélateur, qui s’accorde entièrement avec les exigences de Broadway est d’avoir toujours à l’esprit la transparence dans la façon de raconter une histoire.

Propos recueillis par Juan Ángel Vela del Campo



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